PRÉSENTATION ET OBJECTIFS GÉNÉRAUX

 

MILIEU ÉCOLOGIQUE

 

Le Sanctuaire d’Avalon est situé en Vallée de Batsurguère, proche de Lourdes (65), dans un milieu écologique essentiellement montagnard. Dix-huit hectares, composé de quatre hectares de prairie ouverte, de quatorze hectares de bois, landes, ainsi que de petits plateaux ou d’anciennes « carrières » d’ardoise. Une petite marre artificielle est présente toute l’année et un cours d’eau traverse le sanctuaire dix mois par an.

Durant plusieurs décennies, ce milieu écologique a été dévitalisé afin d’extraire de l’ardoise. Ce n’est que depuis quelques années que l’exploitation a cessé et que la vie a pu reprendre de l’espace. De nombreux lieux ont nécessité un nettoyage conséquent (déchets de l’industrie minière, plastiques divers, bouteilles en verre, carcasses de voiture, etc.) avant et après l’arrivée des premiers animaux échappant à l’exploitation animale.

Divers espaces de vie sont entièrement libre de présence et d’activités humaines. Certains animaux ont accès à la totalité du « terrain », mais ont un domaine vitale qui ne nécessite pas de se déplacer sur l’ensemble du sanctuaire.

Les animaux libres y ont également accès et selon les individu e s ou les groupes sociaux, leur présence est relativement fréquente.

Les habitats d’accueil et les habitats inter-espèces sont tous légers, démontables et/ou mobiles. Ils sont principalement issus de la récupération ou d’achats de « deuxième ou de troisième mains ».

Aucun espace de vie n’est privatisé par les humain e s.

 

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Le Sanctuaire d’Avalon n’est pas un parc animalier, un éco-village, un espace de bien-être et de ressourcement humain, etc, le Sanctuaire d’Avalon est un lieu de vie pour les animaux qui échappent à l’exploitation et un espace militant de libération animale et d’écologie radicale.

 

CONDITIONS D’ACCUEIL

 

L’accueil d’individu e s échappant à l’exploitation animale ne peut se faire, que si, au préalable, il n’y a pas eu de transaction financière pour son «sauvetage». Les animaux ne sont ni des biens échangeables, ni des marchandises.

Tous les accueils se font sous certaines conditions. Les conditions sont propres à chaque situation, chaque individu e, chaque groupe social, etc.

Le contexte social et politique humain ne nous permet pas d’accueillir sans conditions.

 

LA VIE AU SANCTUAIRE ° PRINCIPES FONDAMENTAUX

 

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° Aucune exploitation directe ou indirecte

 

° Accompagnements libres de perceptions anthropocentriques et de domination

 

Les humain-e-s présent-e-s sur place doivent être à l’écoute de chaque personne animale, tout en respectant l’intégrité, la tranquillité et la culture de chacun-e.

Aucune domination ou pratiques autoritaires exercées sur les animaux, que ce soit par les humain-e-s présent-e-s sur le site, les accompagnant e s, les facilitatrices teurs ou les personnes de passage.

EXCEPTIONS : Seule une nécessité vitale ou de hautes importances pourraient justifier de « leurrer et/ou de mettre en sécurité sans consentement » un e individu e.

 

° Garantir une qualité de vie à chaque individu e, chaque groupe social reconstitué.

 

Des habitats et des espaces de vie adaptés, certains avec un degré de sécurité optimum (le cas des enclos, etc) et une vigilance permanente permettent de garantir la sécurité de tou te s.

Chaque animal NH aspire à vivre pleinement sa vie et satisfaire ses propres intérêts, ceux de sa fratrie ou bien de son groupe social. Une vie social libre de choix (déplacements, alimentation, interactions, soins, etc.).

Cela peut même être dans certains cas, permettre à un e individu e de vivre à l’écart de son groupe social ou à l’abri des autres groupes sociaux proches.

 

° Alimentation végétalienne

 

Le Sanctuaire d’Avalon lutte contre toutes les formes d’exploitation animale et par conséquent la libération animale. Cela signifie concrètement que l’accueil d’animaux Non Humains sur le Sanctuaire ne peut se faire au détriment d’autres individu-e-s.

L’alimentation est, pour chacun e, végétalienne.

 

RAPPEL : Nous pouvons déterminer avec certitude que le végétalisme n’est pas le seul régime alimentaire possible pour les chat-te-s et les chien-ne-s, mais qu’il est le seul qui ne cautionne ou ne participe pas à l’exploitation et à la mort d’autres animaux.

D’un point de vue nutritionnel, il est bon de rappeler que les chat-te-s et les chien-ne-s n’ont pas des besoins en ingrédients spécifiques : ils-elles ont des besoins en nutriments spécifiques.

Chaque nutriment dont ils-elles ont besoin, peut être trouvé sans aucun ingrédient d’origine animale.

 

° Favoriser des espaces de vie sans frontières artificielles

 

Le milieu écologique du Sanctuaire d’Avalon, combiné à un bon contexte (présence militante, « frontière » connexe avec le Parc Naturel Régional du Pibeste-Aouhlet, la vallée de Batsurguère compte peu de villages, etc.) permet de contourner, détourner ou faire disparaitre certaines frontières.

Ainsi, quatre « groupes sociaux reconstitués » sur huit sont « libres, sous vigilance et responsabilité » des permanent e s du Sanctuaire d’Avalon : les brebis-béliers, les boucs-chèvres, les chat te s et les chevaux.

Un groupe social mère-fis est libre, neuf mois dans l’année : les âne sse s.

Les chien ne s sont un cas à part, la notion de liberté est là plus ambigu et nécessite de bien connaitre l’histoire de la domestication et la culture canine. Trois individu e s sur cinq peuvent être « en libre » hors de l’espace de vie inter-espèce clôturé.

Pour les lapin e s et les rates, notre contexte ne nous permet pas encore de briser ses frontières.

Tout cela reste cependant très fragile.

 

° Favoriser les soins non toxiques

 

Les soins d’aroma-phytothérapie sont privilégiés, ainsi l’observation et des connaissances accrues permettent d’anticiper certaines difficultés de santé et ainsi parfois échapper aux cliniques vétérinaires, historiquement et structurellement alliées de l’exploitation animale.

L’aspect financier n’est pas un critère, seule compte la pertinence des actes de soins.

 

 


 

 

PRÉSENCE DES HUMAIN E S AU SANCTUAIRE

 

° Les permanent e s vivent toute l’année sur place.

 

° Un sentier communal (sentier balisé – jaune) traverse le sanctuaire.

 

Cependant, l’accès à la zone coeur est interdite à toute personne extérieur à l’association. Les différentes zones d’entrée/sortie sont pourvues de panneau d’information, ceci afin d’expliquer l’importance de prendre en compte la tranquillité des animaux et de garantir la sécurité de tou te s lors des balades canines en libre avec des individu e s ayant des problèmes comportementaux.

 

° Le site n’est pas ouvert au public.

 

Ponctuellement, nous pouvons compter sur la présence de facilitatrices teurs quand des activités la justifie. Certaines prérogatives sont requises :

– Respecter les animaux dans leur altérité
– Comprendre ce que signifie « zone de confort » et la respecter pour chaque individu e présent e
– Ne pas avoir le « syndrome du sauveur, de la sauveuse »
– Être curieuse eux
– Apprendre à observer ou affiner son observation
– Ne pas importer d’outils oppressifs avec soi, notamment ceux qui concernent le patriarcat

 

Les accueils ponctuels d’accompagnant e s ou de facilitatrice teur sur une période de minimum cinq jours permettent des moments de qualité, favorisent l’observation et l’apprentissage sans rapport de domination. Cela donne une vision plus globale et une meilleure compréhension du contexte écologique des animaux et de la lutte politique de libération.

 

 


 

 

LUTTE CONTRE L’ANTHROPOCENTRISME ET LE PATRIARCAT

 

° Le Sanctuaire d’Avalon est un lieu de vie où chaque animal Non Humain est à l’abri des perceptions anthropocentriques.

 

Chaque animal NH aspire à vivre pleinement sa vie et satisfaire ses propres intérêts, ceux de sa fratrie ou bien de son groupe social.

Ainsi, les humain-e-s présent-e-s sur place doivent être à l’écoute de chaque personne animale, tout en respectant l’intégrité, la tranquillité et la culture de chacun-e.

 

° Nous avons une conception post-moderne systémique et dynamique de la vie sur Terre.

 

Les humain e s font partie intégrante de la Terre, ainsi nous ne faisons pas de distinctions philosophiques entre les différents êtres vivants. Nous ne concevons pas de traiter d’autres êtres vivants ni aucun aspect du monde vivant simplement comme un moyen.

Toute vie a une valeur intrinsèque et cette réalité sous-tend toutes nos actions et toutes nos réalisations.

Définition « anthropocentrisme » : Doctrine ou attitude philosophique qui considère l’homme comme le centre de référence de l’univers

Nos « perturbations écologiques » tendent à bouleverser la communauté biotique sur une échelle spatiale et temporelle légère. Nous considérons que nous devons nous imposer des limites à notre liberté d’agir dans la lutte pour l’existence des autres êtres vivants, ainsi nos actions, petites et grandes, doivent se justifier par une «nécessité profonde».

 

° Les femmes, les enfants et les animaux subissent les mêmes formes d’oppressions systémiques.

 

Ainsi, l’anéantissement du patriarcat est une condition fondamentale pour que les animaux sortent du joug humain.

 

 

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